[Space Opera] “Lazare en guerre” – Jamie Sawyer

En attendant le prochain tome de Honor Harrington – rien à voir, mais c’est la frustration qui parle – je suis tombé par hasard sur une nouvelle série écrite par Jamie Sawyer : Lazare en guerre. Pour l’instant, nous avons 3 tomes – en version électronique et papier – d’ors et déjà déjà disponible. Le troisième volume – Novella Rédemption – vient tout juste de paraître, le 23 novembre dernier.

L’Artefact est le premier tome d’une nouvelle série SF/Space Opera – qui en compte déjà 4 et un roman dérivé – regroupé sous le titre de “Lazare en guerre” édité chez L’Atalante dans la collection La dentelle du Cygne. A noter que, cette collection a déjà sévi en nous proposant quelques excellent cycles de SF : “Le vieil homme et la guerre”, Honor Harrington – même si la suite tarde a venir ! – ou encore Metro 2033…

Tome 1 – L’Artéfact

Ici, l’humanité a colonisé l’espace lointain et dans son expansion à rencontré une espèce extra-terrestre agressive et vindicative : les Krells. Depuis, cette confrontation a dégénéré en guerre implacable qui dure déjà depuis plusieurs années. Les Krells sont des machines de guerre biomécanique réunis dans un collectif subdivisés en plusieurs castes. Pour les affronter, l’Alliance a développé un programme de simulants, des clones dont l’ADN a été modifié pour en faire de super soldat. L’esprit humain est téléchargé dans cette doublure qui, à la mort du super soldat, réintègre son corp d’origine.

L’équipe du Capitaine Harris, dit Lazare, chef du commando de SimOps, est envoyé à la rescousse d’une équipe scientifique envoyé dans la zone tampon pour étudier un artefact extraterrestre entouré d’innombrable Krells. 

Livre : SAWYER, Jamie - [Lazare en guerre] 1. L'Artefact

SAWYER, Jamie – [Lazare en guerre] 1. L’Artefact

Synopsis :
CAPITAINE CONRAD HARRIS : DÉCÉDÉ
Le voilà, le moment que je déteste. Me réveiller, c’est toujours pire que mourir.
Et notre homme sait de quoi il parle ; il en a connu des missions suicides, incarné dans un « simulant », un clone aux capacités neurophysiologiques exceptionnelles. Ce n’est pas pour rien qu’on l’a surnommé Lazare, cet éternel ressuscité.
Son équipe de SimOps et lui sont les soldats d’élite de l’Alliance, engagés dans la guerre impitoyable de l’humanité contre les Krells. À qui d’autre confier la mission « Clef-de-voûte » ? Elle les entraînera en territoire ennemi, vers une station de recherche secrète chargée d’étudier un mystérieux artefact qui n’est ni krell ni humain. Mais les meilleurs guerriers ne sont pas toujours préparés à ce qui les attend. Et Harris lui-même poursuit une autre quête qui le tourmente…

Jamie Sawyer nous plonge dans une guerre aux allures de jeux vidéos ou la mort se résume – ou presque ! – à une déconnexion. Il dépeint des personnages rongés par le combat, à la fois traumatisé par ces morts répétitives et grisé par la sensation addictive d’immortalité.

L’univers est plutôt prometteur même si la base est “classique” : la guerre entre deux espèces différentes. D’ailleurs, les Krells m’ont immédiatement fait pensé aux Arachnides de Starship Troopers : des formes diverses et variés adaptées aux besoins et différents types de combat, des armes à bio-plasma et mêmes des vaisseaux spatiaux biomécanique… Malgré tout, l’histoire n’en reste pas moins intéressante même si les personnages manquent cruellement de relief. Ces derniers se résument à des caricatures militaires aux blagues et réparties qui ne volent pas très loin ! On n’apprend rien ou pas grand chose sur les personnages principaux. Même le héros, Conrad Harris, peine franchement a sortir de l’anonymat. 

Ce roman – et surtout sa suite – ne sort pas vraiment des sentiers battus du genre mais reste plutôt plaisant à lire. En bref, L’Artefact n’est pas un “bon” roman – sans être mauvais pour autant -, mais il lui manque le charme d’un héro (ou héroïne) comme Honor Harrington ou dans une moindre mesure, Sassinak (“Les planètes pirates” de Anne McCaffrey).

Tome 2 – La légion

Devenu Lazare, Conrad Harris est envoyé par le Commandement allié se mesurer à un nouvel artefact Bribe, une race extraterrestre que l’on pense éteinte. Accompagnée de Saul, le xéno-linguiste, son équipe rejoint le vaisseau Colosse et sa flotte de seize navires dans le Maelström, une zone de l’espace très tourmentée où Elena a disparu.

Livre : SAWYER, Jamie - [Lazare en guerre] 2. La légion

SAWYER, Jamie – [Lazare en guerre] 2. La légion

Quatrième de couverture : 
Arrête-moi si tu la connais, celle-là. Ça commence par une légende. Un type qu’on appelait Lazare. Le mec venait de la Terre. C’était un gosse de Detroit, né avec une balle entre les dents et un pistolet à la main. La vie lui avait botté le cul et la mort l’avait recraché… Deux ans après l’infernale mission de l’Artefact sur Hélios III, Conrad Harris et son équipe des SimOps repartent au charbon, encadrés cette fois par une flottille de l’Alliance. Il s’agit d’explorer un nouveau site des Bribes ; la technologie de ces mystérieux extraterrestres disparus pourrait donner la clé de la victoire dans la guerre contre les Krells. Et pour Conrad il y a plus : c’est là, dans cette région au coeur du Maelström, que le vaisseau de son épouse Elena s’est évanoui il y a maintenant huit ans. Mais attention, il y a les Krells, il y a le Directoire aussi, en conflit permanent avec l’Alliance, et la mission n’est pas à l’abri d’un ennemi infiltré… Quand Avatar et Aliens rencontrent Au coeur des ténèbres de Joseph Conrad, on obtient un roman de science-fiction remarquable. Grâce à son ambiance noire et désabusée, grâce à son rythme savamment étudié, à la psychologie finement développée de son personnage principal et à son côté prenant, parfois coup-de-poing. Bref, un excellent livre, alliant SF populaire « de divertissement » et SF « intelligente ». Le culte d’Apophis 

On est de nouveau plongé dans la guerre contre les Krells mais dans se second tome “La légion”, les krells seront très peu présents au profit d’un autre invité tout aussi coriace. Conrad Harris, désormais Commandant, et sa bande de légionnaires, sont envoyés au cœur du Maelstrom à la recherche d’un deuxième artefact Bribe. Si dans le premier tome, la Clef était un artefact aux dimensions modestes, ce second objet extraterrestre ne possède pas les mêmes proportions puisqu’il fait la taille d’un petit astéroïde. De même, si le premier artefact ne possédait aucune défense, ce n’est pas le cas ici. De nombreuses surprises attendent nos soldats…

L’espace relativement clos, l’obscurité qui règne à l’intérieur de l’astéroïde artificiel ainsi que la violence des combats font davantage penser à Alien que dans le roman précédent… Encore une fois, certains pourrait argués que cette histoire se replet de clichés déjà vue et revu supprimant tout intérêt à l’ensemble, mais ce second tome permet de donner plus de relief aux différentes personnalités. Même Conrad – qui m’avait franchement agacé dans le premier tome – prend vite de l’ampleur et devient [enfin] sympathique… ou tout du moins plus intéressant. Les retours sur l’enfance de Conrad viennent enrichir son background et lui donne plus de corps, et permet au lecteur d’éprouver une certaine empathie pour l’homme.

Ce deuxième tome est également l’occasion de revenir sur la technologie des “simulants” et de mettre en avant l’aspect technologique avec l’apparition de nouveau gadgets et un armement amélioré, des drones, des boucliers, des mécas… On peut vraiment dire que la suite du cycle “Lazare en guerre” vous tient autant en haleine que le premier opus en gommant les défauts du premier tome. Vraiment ce livre se laisse lire du début à la fin… pour finir par ouvrir la première page du tome suivant ! 

Tome 2.5 : Intermède – Rédemption

[Lazare en guerre] Tome 2.5. Intermède - Rédemption, le livre de Jamie Sawyer

[Lazare en guerre] Tome 2.5. Intermède – Rédemption, le livre de Jamie Sawyer

Synopsis :
Taniya Coetzer, mécanicienne.
C’est moi, ça. Venue sur la station de l’Alliance Cap-Liberté à bord du cargo Edison.
Une mission de routine, me disait-on. J’espérais en profiter pour revoir ma mère et faire la paix avec elle.
Et puis les choses ont mal tourné : un black-out sur une station spatiale, ce n’est jamais bon signe…
Après, il a fallu se battre pour sauver sa peau.

Ce troisième opus se concentre sur le personnage de Taniya, mécanicienne à bord du cargo “Edison” sur le point d’accoster à la station Cap Liberté. Dès l’approche de l’Edison, quelques perturbations dans les communications laissent planer le doute quand à l’issue de ce séjour. Les incidents se multiplient une fois sur place, jusqu’au black out total et angoissant… Le récit est écrit à la première personne et on accompagne Taniya dans toutes ses pérégrinations pour sauvé sa vie. On est pris au piège en même temps qu’elle au milieu du chaos, et telle une ombre, on suit Taniya dans les recoins de la station pour se mettre à l’abri. 

Taniya s’avère un personnage plutôt intéressant et finalement plus riche que Conrad Harris, le héro des deux premiers tomes. Ce personnage est quelques part plus proche de nous, plus réelle. Confronté aux événements de Cap-Liberté, Taniya oscille entre une peur panique et l’espoir fou de s’en sortir. Comme pour les premiers tomes, Sawyer passe très rapidemement sur les protagonistes secondaires et compagnons de voyage de Taniya pour aller directement à l’action ! 

Cette digression permet de détailler un peu plus l’univers de Jamie Sawyer et en particulier de revenir sur des questions politiques. Ce troisième tome poursuit les thèmes déjà abordé dans le second, à savoir la situation politique de l’humanité. Et, si l’Alliance pouvait apparaître dans les deux premiers tomes comme le symbole même d’une humanité réconcilié face à la menace Krell et au Directoire cheenois, “Rédemption” apporte un éclairage tout autre ! 

Rédemption est un récit de space opera explosif qui parvient à approfondir l’univers de Lazare en guerre, tout en nous offrant un morceau de bravoure. L’ambiance est proche de celle d’un Alien, avec une course effrénée contre la montre, la mort sur les talons et une oppression de tous les instants. Un excellent fix-up entre deux tomes.

Tout ce qu’il faut savoir sur le space opera

La science-fiction est un univers vaste, ouvrant des possibilités infinies d’œuvres variées. Et au sein même de la science-fiction, existent plusieurs sous-familles, dont l’une des plus importantes est le space opera. Mais qu’est-ce exactement que le space-opera ? Quelle est son histoire ? Quelles sont les œuvres emblématiques qui lui ont donné ses lettres de noblesse ? Nous allons essayer d’y répondre. […]
(Source : Fnac.com]

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