Les eReaders, pourquoi j’y crois…

Les liseuses... Bookeen Opus disponible en 7 couleursCe post m’a été inspiré par la réaction de quelques amis quant j’ai sortie mon eReader pour prendre quelques notes. Les réactions variaient entre l’incrédulité face au noir et blanc et l’interrogation… ‘Mais pourquoi, tu ne prends pas un iPad ? ». Là tout de suite, je passe sur le côté « Tablette = iPad » qui a tendance à m’agacer et, je vais rester sur la liseuse et son interet face à une tablette.

A l’arrivé de l’iPad ou plus récemment des tablettes sous Android de 7″, 9″ ou 10″, la liseuse – le eReader, l’eBooks ou le livre électronique… je ne sais jamais quel domination utiliser ! – a tendance à faire chip face à l’écran « couleur » et pleins d’images des tablettes. J’ai même eu droit à des réflexions du genre : « La couleur ça existe, c’est quoi ce machin des années 30 ! »

Trop vite enterré, le livre électronique et par extension les appareils dédiés de type encre electronique ont clairement réussis à tirer leur épingle du jeu. Au point que l’avenir s’annonce radieux pour ces appareils dédiés à la lecture… ces fameux eReader. On peut noter que les ventes de livres numériques en France auraient généré en 2009 près de 49 millions d’euros HT. soit 1.3 % du chiffre d’affaires des éditeurs (Source : SNE, enquête de branche, résultats bruts sur 50 répondants, Service du livre et de la lecture, Direction générale des médias et des industries culturelles). Une étude récente du site Pewinternet.org, a révélé que 12% des américains sont désormais équipés d’un reader, un chiffre qui a doublé en 6 mois.

Dès lors, les liseuses continuent leur croissance, portés par l’arrivée de nouveaux modèles à des tarifs enfin accessible (autour des 80 – 150 €. chez les acteurs principaux). Les prix psychologiques pour déclencher l’acte d’achat sont toujours les mêmes : 99 €, 129 € et 149 € reste toujours un pallier difficile à passer ! Et dès lors, payer 200 à 250 € pour un appareil dédié oblige à y réfléchir à deux fois surtout si on le compare au 400/600 € nécessaire pour s’offrir une tablette « multimédia ». Et très franchement, le prochain pallier est sans nul doute les 50 € ; à ce prix, le doute ne se dispute plus à la « nécessité » et l’envie l’emportera sans aucun doute !

Sans surprise, Amazon reste en tête sur ce marché avec 51,7 % des parts avec leur Kindle toute version confondue, suivi de Barnes & Noble et leur déclinaison du Nook avec 21,2 % des parts de marché. L’IDC annonce même 167 % d’augmentation des ventes au second trimestre 2011 par rapport à l’année précédente, signe que le secteur se porte plutôt bien. Et avec 27 millions de readers livrés en 2011 contre initialement 16 millions, les résultats sont plutôt bons ! Petite aparté, on compte autour des 45 millions d’iPad livré en 2011…

Pour les fêtes de fin d’année, les géants du secteur se livrent une véritable bataille de communication. Les campagnes publicitaires arrivent et les stands de démonstration apparaissent jusque dans nos grandes surfaces (CASINO par exemple). Virgin, Casino, SFR, Fnac et France Loisirs – pour ne citer que les principaux – ont été les premiers à se lancer. Si le FnacBook n’a pas été un succès, ni même le Oyo (France Loisir), cette année les choses pourraient changer, puisque non seulement le Oyo va être accompagné d’un nouvel appareil chez France Loisirs, mais que la Fnac a lancé son offre Kobo By Fnac, et que Virgin vient de passer un partenariat avec Amazon pour distribuer le Kindle, et avec Bookeen pour proposer le Cybook Odyssey au prix de 129 €. Et, en l’espace de quelques jours, les deux opérateurs Orange et SFR ont présenté leur liseuse « communicante », respectivement nommé Read&Go et GeR2 (qui sont tous deux de véritable bouse !).

On arrive aujourd’hui à une véritable offre de support dédié à la lecture disponible à des prix avoisinant les 100 € et dans un large choix d’enseignes (Darty, Boulanger, Fnac, Virgin, Casino, SFR, Orange…). Le fossé tarifaire entre la tablette et la liseuse va permettre également d’affirmer la différence de marché.

Le prix impliquait immanquablement de comparer – ridiculement soit – une tablette et une liseuse : « Ouais mais là, pour le même prix, je pourrais aussi voire des films et twitter… tu vois« . Bah ouais, mais c’est pas pareil ! Dorénavant, on verra clairement se dessiner 3-4 marchés distinct :

  • la tablette de 8,9″ à plus de 10″ (Samsung, Motorola, Asus, Apple, Acer…)
  • la tablette autour des 7″ (Archos, HTC, Samsung…)
  • la liseuse de 5″ à 7″ (Kobo, Bookeen, Sony, Amazon…)
  • le PMP (ou le Personal Mobile Phone) comme le dernier Samsung Galaxy Note…

Bookeen Cybook

Alors, Tablette ou liseuse… lequel choisir ? La question pouvait sembler saugrenue à l’époque qui précédait la sortie de l’iPad. Bien sûr que personne ne voudrait lire sur un écran LCD : trop brillant, trop fatiguant pour les yeux, inutilisable en extérieur. Puis l’iPad et avec lui Samsung, Acer, Asus… sont arrivés, et finalement, tout le monde s’est écrié que les tablettes allaient supplanté la « vieille » liseuse monochrome obsolète !

Aujourd’hui, la situation est beaucoup plus claire dirons nous ! Alors soit, on peut lire avec l’ensemble de ces périphériques mais d’une part le confort n’est pas le même et d’autre part, on ne lit pas la même chose ! La tablette est idéale pour lire « Marie Claire » ou « Tintin et le Lotus bleu » mais, on sera plus à l’aise sur une terrasse de café avec une liseuse et la bio de Steve Jobs ! Les « gros » lecture se poseront peut-être la question de savoir quel appareil choisir : une tablette 7 pouces orientée lecture comme la Nook Color ou une liseuse comme la Cybook Odyssey. Les autres non, et préfèreront sans aucun doute une tablette plus « multimédia ».

Les avantages d’une liseuse face aux tablettes…

Commençons bien sûr par le confort visuel de l’écran. Avec les écrans e-paper, pas de rétro-éclairage mais une expérience de lecture proche de celle du papier. On ne fatigue pas, et rien ne vous empêche de lire sur la plage ou sur une terrasse de café ! Utiliser son appareil en extérieur, quelles que soient les conditions de luminosité, ne pose aucun problème, bien au contraire !

Liseuse VS Tablette

Les readers sont des appareils dédiés. Cette affirmation n’a l’air de rien, mais d’une part l’ergonomie générale de l’appareil en facilité.  La simplicité de l’appareil permet un accès immédiat à sa bibliothèque et de se plonger en une poignée de seconde dans son livre. Il s’active ou se met en veille en une seconde. Et d’autre part, beaucoup d’utilisateurs apprécient le fait de ne pas recevoir un email en pleine lecture, ni une notification twitter…

La légereté est un autre atout. Le dernier Kindle par exemple pèse seulement 170 grammes et même au bout de plusieurs heures, on ne le sent pas. Par comparaison, une tablette, même de 7″, finis par fatiguer… et n’est pas vraiment confortable dès que l’on y passe un certain temps.

La mobilité aussi est importante. Les liseuses sont de plus en plus fines et rentrent dans une poche de veste ou dans un sac à mains, s’emportent facilement dans les transports en commun, et nous font moins souvent le coup de la panne grâce à leur autonomie sans commune mesure chez les tablettes. Alors qu’il ne faut pas espérer plus d’une dizaine d’heure d’autonomie avec une tablette, ici… on parle en semaines et même en mois !

Une technologie qui arrive a maturité !

Pour ceux qui ont acheté une liseuse y a 2, 3 ans savent combien il était frustrant avec les premiers modèles de naviguer dans les menus ou d’afficher sa bibliothèque. Il fallait pas être pressé pour afficher les couvertures des livres. De même, pour télécharger des ebooks, il fallait encore il y a peu de temps passer exclusivement par le câble USB…

Aujourd’hui, les derniers modèles – le Cybook Odyssey de Bookeen par exemple – est bien plus rapide que ces ainés. Sans révolutionner l’expérience de « lecture »,  l’affichage des menus, le changement de police ou le grossissement des caractères sont devenu bien plus fluides. Il est dorénavant possible d’avancer de 10 ou 20 pages en un instant, alors qu’avec les premiers modèles fallaient pas être pressé ! Côté affichage, l’écran Pearl s’est généralisé sur les appareils, et procure une qualité visuelle incomparable avec celle des premiers modèles. Enfin, l’arrivé des écrans tactiles permet de piloter l’appareil au doigt. Même si ce dernier point est plutôt gadget à mon sens, l’écran tactile est en tout cas un véritable argument marketing, et rend ces appareils beaucoup plus séduisants.

Mais tout cela n’est que le début. Car le noir et blanc n’était qu’une étape. La couleur arrive, certes pour l’instant limitée, mais elle est là. Couplée à la vitesse qui est désormais correcte, on pourra d’ici peu élargir la lecture à de nouveaux types de contenus : magazines, livres illustrés, livres pour enfants.

Pour conclure :

Je me permet de reproduire ci-après un « vieux » – 25/05/2010 12:29 – commentaire de « Prince Mdivani ». Je vous laisse le lire et je vous dis quoi :

J’aime le papier. Le confort de la lecture ne se trouve pas amélioré par les tablettes. Affaire de goût. Reste la capacité de stockage, immense certes. Pourtant, imaginer tant de livres dissimulés au regard des autres a tendance à me rendre mélancolique. Le dialogue est coupé. Aucune invitation n’émane de ces ordinateurs portables. On peut passer et repasser des centaines de fois devant l’appareil sans que sa présence, peu à peu, nous magnétise. Les bibliothèques ont cette fonction d’imposer une image du sacré dans notre monde.

Le delete, en silence, effacera le mot « autodafé » des mémoires, humaines ou considérées comme telles. Les brasiers invisibles n’intéressent-ils personne ?

J’avoue être dans l’ensemble d’accord avec ce commentaire… J’aime le papier et le sentiment particulier que l’on éprouve devant une bibliothèque chargé de livre (d’autant plus quant on les a lu…). C’est un véritable plaisir pour moi de parcourir les volumes et de me souvenir de leur histoire ! Le livre electronique a d’énormes avantages mais, il est difficile de ne pas se dire qu’on perd quelques chose… Aujourd’hui, je lis l’essentiel de mes livres au format électronique ; mais aussi bizarre que ça puisse être, je continu à acheter le livre papier !

Comme je l’ai déjà dit a plusieurs reprises… surtout si David de Bragelonne – mon principal dealer de rêve – me lis… Je suis prêts à payer mon exemplaire papier plus cher pour avoir accès à une version électronique de ce dernier !

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