Free, une polémique ridicule :

L’un des grands feuilletons du début d’année dans le secteur de la téléphonie est sans conteste l’arrivé de Free comme 4e opérateur de téléphonie mobile. Faut dire que Xavier Niel a été plutôt brutal lors de la présentation de son offre Free Mobile sans oublier ses tarifs extrêmement agressif !

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Après quelques échanges de « bons » mots entrent d’un côté, les opérateurs « historiques » et de l’autre, les MVNO réunis pour l’occasion pour taper du « Free », nous avons eu de quoi défrayer la chronique. Et tout ce tintouin a finis par une convocation de tout ce petit monde devant la Commission des affaires économiques à l’Assemblée nationale.

Jean-Ludovic Silicani, le président de l’ARCEP, a donc été auditionné par la Commission des affaires économiques à l’Assemblée nationale, suivant ainsi de quelques minutes Olivier Roussat (DG de Bouygues Télécom) et de plusieurs jours Xavier Niel (Free Mobile), Stéphane Richard (Orange) et Frank Esser (SFR). Le président de l’Autorité de régulation des télécoms a rapidement abordé un sujet mentionné par Roussat quelques dizaines de minutes plus tôt, à savoir la différence entre la couverture des opérateurs (tous confondus) avalisée par l’ARCEP et la réalité du terrain.

Note : la vidéo de l’audition de Jean-Ludovic Silicani est disponible sur le site de l’Assemblée Nationale (onglet Commissions), sous celle d’Olivier Roussat.
(Source : PC Inpact le 29 février 2012)

Et voilà ce que j’ai retenu de l’article de publié ce jour, sur le site de PC Inpact :

Pour des raisons de transparence et afin d’apaiser le climat actuel, l’ARCEP a donc opéré de nouveaux contrôles sur Free Mobile ainsi que sur tous les opérateurs en place. Les résultats ont été publiés il y a quelques heures. « Ce second contrôle confirme que non seulement Free Mobile couvre toujours au moins 27 % de la population et que le nombre de stations allumées est de 753 (NDLR : 735 en réalité). » Or ce nombre est en augmentation par rapport à décembre. Il est d’ailleurs supérieur à 800 stations allumées à ce jour.

Conclusion : circulez… Y a rien à voir ! Free Mobile respecte bien l’ensemble de ses engagements en ce qui concerne le minimum de 27% de couverture ! Le président de l’ARCEP, Monsieur Jean-Ludovic Silicani explique la procédure de vérification de la couverture et insiste sur le fait que les 3 opérateurs historiques ont, en leur temps, été soumis a la même méthodologie !

De même à la question de la surexploitation du réseau d’Orange et au risque de voir Free « retarder » ses investissements dans les réseaux, le président de l’ARCEP répond :

[…] ces supputations n’ont pas de sens. « Ça coûte beaucoup plus cher à Free de louer le réseau de France Télécom que de faire fonctionner son réseau propre. Alors je voudrais savoir pourquoi l’opérateur Free aurait une politique absurde par rapport à ses propres intérêts, qui serait de louer pendant des années un réseau sans investir – d’ailleurs, ce qui est faux, puisque nous constatons déjà qu’entre décembre et février il y a eu plus de 200 stations supplémentaires qui ont été installées – mais faisons l’hypothèse qu’il n’en ferait pas davantage. Quel l’intérêt économique aurait-il à faire cela puisque ça lui coûte une fortune de louer le réseau de France Télécom ? »

Alors en résumé : la qualité du réseau de Free est variable d’un secteur à l’autre… ou disons le plus clairement, le réseau de Free est pas terrible ! Cependant, du point de vue de l’ARCEP, Free Mobile remplis parfaitement ses obligations !

A partir de là, j’avoue que j’ai eu du mal à comprendre la suite du débat ! En effet, les questions ont abordés les conséquences sur l’emploi du fait de la baisse des prix consécutif à l’arrivé du 4e opérateur. Je m’interroge toujours sur les liens entre « téléphonie low cost » dirons-nous et la baisse de l’emploi avec la concurrence d’un 4e opérateurs et plus largement avec l’accord d’itinérance de Free avec Orange !? Mais bon passons, le président de l’ARCEP explique néanmoins :

Enfin, Silicani a abordé très rapidement deux autres sujets. Tout d’abord, concernant les conséquences sur l’emploi du fait de la baisse des prix, le haut fonctionnaire explique qu’il serait une erreur de voir à court terme. La baisse des tarifs génère directement du pouvoir d’achat, ce qui par le principe des vases communicants n’a pas de conséquences négatives sur les emplois globalement.

Alors… pour conclure, messieurs Orange, SFR et Bouygue… Il va falloir arrêter de traire vos clients si vous ne voulez pas qu’ils changent de crémerie !

Petit rappel historique de Free

Historique de Free

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