Comparaison des tablettes 2013

Créé en 2010 avec la sortie du premier iPad, le marché des tablettes tactiles poursuit son accession, au détriment de l’ordinateur. Et, je m’extasiais tantôt sur l’iPad Air qui est, il faut bien l’avouer, magnifique… si ce n’est iOS et la politique d’Apple (mais là c’est un autre débat !). Tout ça pour dire que je trouve le dernier produit d’Apple superbe. Bluffé par la légèreté et la finesse de l’iPad Air 9.7″ (5e génération), j’ai voulu avoir quelques données brutes et par la même occasion, les comparer au marché des tablettes sous Android. Alors, j’ai repris les tablettes “du moment” et je les ai comparés :

  • Apple iPad Air
  • Amazon Kindle Fire HDX 8.9″
  • Samsung Galaxy Tab 3 10″
  • Samsung Galaxy Note 10.1 (2014)
  • Sony Xperia Tablet Z

Il ne s’agit ici que d’une comparaison brute sans plus de prétention… alors les Apple Fan et autres excités d’Android pas de crise d’apoplexie, s’il vous plait !

Comparatif : choisir sa tablette

Dimension et poids

Modèle Dimension Poids
iPad Air 240 x 170 x 7.5 mm 469 g
Kindle Fire HDX 231 x 157 x 7.9 mm 374 g
Galaxy Tab 3 10″ 243 x 176 x 8 mm 510 g
Galaxy Note 10″ (2014) 243 x 171 x 7.9 mm 540 g
Xperia Tablet Z 266 x 172 x 6.9 mm 495 g

Moi qui croyais que l’iPad était la tablette la plus fine, en faite… Non ! La première place reviens à la tablette de Sony, l’Xperia Tablet Z. Du côté du poids, les choses sont plus complexes. La Kindle Fire HDX d’Amazon est soit plus légère que l’ensemble de mon panel, mais il est utile de préciser que la diagonale est de 8,9 pouces contre les 9,7 de l’iPad Air ou les 10,1 des trois autres modèles. Ceci étant, il n’en reste pas moins que seul 26 grammes distinguent l’iPad Air du Xperia Table Z.

Matériaux et design :

Le poids et la taille sont une chose, la qualité des matériaux et la sensation en main est tout aussi importante. Et la, faut bien l’avouer, le plastique règne en maître chez les tablettes Android. L’iPad quant à lui, tout en verre et aluminium impressionne par ses matériaux ! Même si Sony avec son Xperia Tablet Z ou Samsung et la Galaxy Note (2014) offre un rendu soigné, ça reste en deçà du côté quali que propose Apple !

Qualité de l’écran

Modèle Écran Résolution Format PPI
iPad Air IPS de 9.7″ 2048 x 1536 px 4:3 264
Kindle Fire HDX IPS de 8.9″ 2560 x 1600 px 16:10 339
Galaxy Tab 3 10″ IPS de 10.1″ 1280 x 800 px 16:10 149
Galaxy Note 10″ (2014) IPS de 10.1″ 2560 x 1600 px 16:10 299
Xperia Tablet Z IPS de 10.1″ 1920 x 1200 px 16:10 244

Nouvelle surprise ! Moi qui pensais qu’Apple dominait largement cet aspect… Premier constat, l’iPad Air n’est pas “Retina”. Même  si l’appellation “Retina” n’est en réalité qu’un concept marketing, Apple à lui-même défini ce dernier comme l’équivalent de 300 ppi. Apple a, peu après, effectué un joli rétro-pédalage en intégrant la notion [relative] de “distance optimale” : la diagonale étant plus importante que sur un smartphone, la distance oeil / tablette serait plus grande et ainsi, le “Retina” serait par définition en deçà des 300 ppi initialement annoncé.

Ceci étant, si on se borne à comparer les résolutions et la finesse des pixels, le Kindle Fire HDX arrive encore une fois en tête suivi par le Galaxy Note (2014). A noter que ces deux derniers font non seulement mieux quant à la finesse des points mais, surpasse même la résolution de l’iPad Air !

A ma connaissance, il n’existe pas – outre les marques chinoises en import – de tablette au format 4:3 sous Android. Honnêtement, c’est une question d’appréciation. Le mode paysage est plus agréable en 16:10 et finalement plus adapté pour les films ou la consultation de sites web. A l’inverse, alors que le format 16:10 de la Nexus 7″ en mode portrait est parfaitement adapté à la lecture d’ eBook, le même format en 10″ est désagréable. J’avoue honnêtement ne pas connaitre de situation ou le format 4:3 est franchement plus agréable que le format 16:10 ! ça reste une question de goût, et voilà tout.

Architecture

Modèle Processeur RAM Batterie
iPad Air Apple A7 (64 bits) Dual-core à 1.4 Ghz 1 Go 8827 mAh
Kindle Fire HDX Qualcom Snapdragon S800 Quad-core de 2.2 Ghz 2 Go 9000 mAh
Galaxy Tab 3 10″ Intel Atom Dual-Core à 1.6 Ghz 1 Go 6800 mAh
Galaxy Note 10″ (2014) Exynos Octa Octa-Core à 1.9 Ghz 3 Go 8220 mAh
Xperia Tablet Z Qualcom Snapdragon S4 Pro Quad-core de 1.5 Ghz 2 Go 6000 mAh

Bon, a dire vrai… s’il y a une donnée difficile à comparer, c’est bien celle de la “puissance”. Sur le papier, l’iPad Air fait pale figure face aux architectures Quad-core ou Octa-core de la concurrence ; mais la réalité est tout autre. L’optimisation de l’OS d’Apple est indéniable ! Apple contrôlant l’ensemble de la chaîne de la conception matérielle au logiciel, il est d’autant plus facile pour lui d’optimiser son architecture. Pour le système Android, les choses sont, à l’inverse, plus complexe. Il existe une multitude d’architecture, de taille d’écran, ou de résolution… Le nombre important de constructeurs – et par la même occasion, de sur-couches à Android – créé indéniablement une boulimie de puissance.

L’iPad est sans conteste une tablette très fluide et, en tout état de cause, la plus en adéquation avec son offre d’applications. Du côté d’Android, les choses se sont pas mal améliorés depuis les premières versions. L’expérience utilisateur avec la tablette de Samsung par exemple – la Galaxy Note 2014 (version 4G LTE) – est reconnu pour être très bonne. La multitude de fonctionnalités incluse par défaut dans la tablette, offre une palette de possibilité très étendue et dans bon nombre de cas, plus large que sur un iPad !

Les tablettes Galaxy Note de Samsung sont les seuls ardoises du marché centrés autour du stylet. Ils intègrent des fonctionnalités logicielles qui tirent profit de S-Pen, y compris la prise de note rapide-griffonner de n’importe où, d’annotation d’écran ou de faire défiler les pages Web en pointant le stylet sur l’écran.

Même s’il reste possible d’acheter des stylets compatibles pour les autres tablettes, en l’absence des raffinements des fonctionnalités de la gamme Note de chez Samsung, à part pour du croquis, le stylet dans ce cas est limité !

La mémoire disponible

Une chose est sûre, l’espace finis immanquablement par manquer et ce quelques soit l’espace disque que vous aviez au premier jour. Alors, il est vrai que le cloud permet de déporter des données mais, leurs consultations deviennent tributaires d’une connexion Internet. Dans le cas contraire, le tableau suivant permet de constater – sans surprise – que la mémoire coûte très très cher chez Apple : près de 100 € supplémentaire pour passer de 16 à 32 Go !

Si l’iPad Air est disponible de 16 à 128 Go de mémoire, le coût prohibitif du giga supplémentaire est lamentable et un vrai frein  pour l’acheteur ! A l’inverse, toutes les tablettes Android – exception faites de la Kindle Fire HDX un peu en marge du monde Android – intègre un slot Micro-SD permettant d’étendre sa mémoire en ajoutant une simple carte pour moins de 30 € les 32 Go supplémentaire et autour de 50 € pour une carte de 64 Go. Par comparaison, la différence entre la version 16 Go et la version 64 Go de l’iPad Air (soit 48 Go supplémentaire) s’élève tout de même à 190 €

Modèle (version wifi) 16 Go 32 Go 64 Go 128 Go Extensible
iPad Air 489 € 579 € 675 € 765 € Non
Kindle Fire HDX 394 € 444 € 494 € Non
Galaxy Tab 3 10″ 290 € Micro-SD
Galaxy Note 10″ (2014) 535 € Micro-SD
Xperia Tablet Z 400 € 485 € Micro-SD

Les applications…

Un des principal critère de choix du système d’exploitation mobile est le nombre d’applications téléchargeables. Pour séduire les consommateurs, tous les acteurs du marché étoffent au maximum leurs offres, ce qui reviens au final au jeu de celui qui à la plus grosse ! Grosso modo, l’AppStore et le Google Play proposent chacun plus d’un million d’applications ; mais, quelques minutes suffisent pour se rendre compte que bons nombres d’applications sont au mieux abandonnés et au pires sans aucun intérêt (une bonne dizaine d’application de “coussin péteur” par exemple). 

Une étude publié par la société Stardust tend à démontrer que – quelques soit le market – 65 % des applications iOS et 41 % des applications Android peuvent être considérées comme mortes, c’est-à-dire qu’elles n’ont reçu aucune mise à jour et ont reçu moins de 10 commentaires. Le moins que l’on puisse dire c’est que le nombre d’applications n’est pas une donnée suffisamment qualitative pour déterminer (ou éclairer) son choix. Et très honnêtement, je n’ai pas rencontré – depuis la version 4 d’Android, Jelly Been (fin 2011) – d’application ou de fonctions exclusives à l’une ou l’autre des plateformes. Bien sûre, certains jeux ou applications ne sont disponible que sur Android ou sur iOS, mais pour l’essentiel on retrouve peu ou prou la même offre.

Selon une étude de Gartner, le nombre de téléchargements mobiles aurait dépasser pour la première fois les cent milliards toutes plateformes confondues en 2013, contre 64 milliards en 2012. Le nombre de téléchargement indique dans une certaine mesure, le dynamisme d’un système par rapport à un autre. Et Google Play, sur l’année 2013, a dépassé de plus de 15% le nombre d’application téléchargé sur l’AppStore.

Moment historique pour Google : au second trimestre 2013, Google Play aurait comptabilisé 10% de plus de téléchargements d’applications que l’App store. (Source : App Annie, le

Toujours selon Gartner, le nombre de téléchargements par mois sur iOS devrait passer de 4,9 milliard en 2013 à 3,9 milliard en 2017 et pour Android, de 6,2 milliards à 5,8 milliards. 

En outre, pour les développeurs, l’atout principal d’Android est sans doute sa nature ouverte et polyvalente. S’il est vrai que les premières versions d’Android cumulaient d’un côté, la jeunesse du système et de l’autre, l’intégration anarchique des surcouches constructeurs. J’admet volontiers que les versions Eclair (2.1) et Froyo (2.2) n’étaient pas d’une fluidité et d’une stabilité mémorable… mais ça c’était en 2009/2010, et même si les constructeurs peine à mettre à jours leurs mobiles, plus de 70 % des terminaux fréquentant le Google Play sont équipés avec au minimum Ice Cream Sandwich (version 4.x d’Android).

Répartition des version Android :
60 % de Jelly Bean mais moins de 2% de KitKat
Version Nom %
2.2 Froyo 1,30 %
2.3.3 / 2.3.7 Gingerbread 20,00 %
3.2 Honeycomb 0,10 %
4.0.3 / 4.0.4 Ice Cream Sandwich 16,10 %
4.1.x Jelly Bean 35,50 %
4.2.x 16,30 %
4.3 8,90 %
4,4 KitKat 1,80 %
Février 2014

Si les dernières versions d’Android sont stable, du côté d’Apple les choses sont bien différentes. Une première étude (Crittercism’s, juillet 2013) démontrait que le nombre de plantages était plus important du côté d’iOS 6 que sur Android. De même, alors que Android KitKat (4.4) fait preuve d’une stabilité et d’une optimisation remarquable, iOS 7 connaîtrait un nombre de plantages important.

L’un dans l’autre, tout est une question de moment… ce que l’on peut dire c’est que Android et iOS sont deux systèmes mâtures au fonctionnalités abouties. Aujourd’hui, le choix entre Android ou iOS n’est plus une question d’application mais c’est recentré sur le modèle et le design.

Système d’exploitation : Android ou iOS

Android ou iOS ? C’est sans aucun doute la première question à ce poser. Il n’est pas facile de de se prononcer sur le meilleur système ! Premier exercice, comment définir le système Android de Google et iOS d’Apple ? Bon, c’est juste une tentative, n’y voyez rien de personnel, et encore moins d’attaque trollesque…

Android… le bordel du grand air…

La clé du succès d’Android vient du fait que l’OS est « free », c’est-à-dire que n’importe qui peut utiliser l’OS sans rien payer et peut le modifier à sa guise. Après l’arrivée d’Apple sur le marché des mobiles et sa “révolution” du tactile, les constructeurs de mobiles se sont rapidement trouvés désarmé face à la différence de génération du matériel et des systèmes embarqués. La mise à disposition d’Android par Google a non seulement permis aux constructeur de remettre de la “Révolution Apple” mais, également de créer un écosystème concurrentiel à l’Apps Store d’Apple. Aujourd’hui, Android – ou les Android – domine largement le marché des smartphones !

De même, les conditions et les tarifs liés au développement d’applications sous Android plus avantageuses que sur la plateforme d’Apple, ont contribué à créer une forte communauté de développeurs et à la création rapide d’une offre d’applications équivalente à celle d’Apple.

iOS / iPhone… ou la chambre d’hôtel !

On pourrait définir par un “outil hors de prix servant à se plaindre de l’augmentation du prix du café et de la qualité du service” (Quelques définitions à la con) ; ou plus sérieusement, l’iPhone est une famille de smartphones conçue et commercialisée par Apple Inc. depuis 2007 conçue autour d’une interface exclusivement tactile et multi-touch, disposant d’un appareil photo, d’une fonction baladeur numérique, d’un client Internet et de la possibilité d’installer des applications. Pffff… Votre mission est de relire ce paragraphe sans reprendre votre respiration…

Le plus gros défaut d’iOS est sans contexte sa “vision” fermé. Impossible de personnaliser votre interface ! Pourquoi faire ? Le client de toute manière est incapable de savoir ce qu’il veut réellement… prétendais Steve Jobs. Acheter un produit un Apple – iPhone ou iPad – c’est comme réserver une belle suite dans un grand hôtel. Tout est beau, tout est soigné mais si vous avez la mauvaise idée de vouloir un deuxième oreiller ou tout simplement déplacer la lampe de chevet… impossible ! Tout un fixé, tout est “imposé” pour le “confort du plus grand nombre” !

Troll me dites-vous ? Non pas du tout ! Il suffit de voyager en train par exemple et vous entendrez immanquablement LA sonnerie d’iPhone… et plusieurs personne se précipiteront sur leur iPhone pour vérifier les appels. Sérieusement, personnaliser une sonnerie avec un fichier mp3 repris de votre bibliothèque est impossible avec les fonctions d’iOS. Il existe des applications tiers qui permettent de le faire mais ça reste complexe. La personnalisation de la sonnerie est anecdotique, mais ce manque de choix est symptomatique d’iOS d’Apple

Android et iOS

Les différentes versions d’Android ont toutes des noms de desserts (en anglais) depuis la sortie de la version 1.5 et suivent une logique alphabétique (de A vers Z)
Version Nom de code Date de sortie Caractéristiques
1.0 Apple pie13 fin 2007 Version connue uniquement ou presque des développeurs car c’est la version du SDK distribuée avant la sortie du premier téléphone Android
1.1 Bananas split13 22 octobre 2008 Ou Beta, version incluse dans le premier téléphone, le HTC G1/Dream
1.5 Cupcake13 30 avril 2009 Nouvelles fonctionnalités et mises à jour de l’interface graphique
1.6 Donut13 15 septembre 2009 Nouvelles fonctionnalités et mises à jour de l’interface graphique
2.0 Eclair 26 octobre 2009 Nouvelles fonctionnalités et mises à jour de l’interface graphique
2.2.x Froyo
20 mai 2010 Vitesse améliorée, nouvelles fonctionnalités et mises à jour de l’interface graphique
2.3.x Gingerbread
6 décembre 2010 Dernière version dédiée uniquement aux smartphones. Cette version est parfois utilisée sur de petites tablettes.
3.x.x Honeycomb
22 février 2011 Réservé aux tablettes tactiles et aux téléviseurs connectés16, cette mise à jour comprend de nombreux changements dans l’interface
4.0.x Ice Cream Sandwich
19 octobre 2011 Cette nouvelle version, fortement inspirée d’Honeycomb, unifiée18 pour smartphones, tablettes et Google TV apporte de nombreux changements
4.1.x Jelly Bean
9 juillet 2012 Il ajoute un système de notification améliorée, la reconnaissance vocale sans connexion internet, et le « Project Butter » qui augmente la fluidité d’Android;
4.2.x Jelly Bean 13 novembre 2012 Nouvelle interface de l’appareil photo, d’un système multi-compte uniquement sur tablette, et de Type Gesture permettant d’écrire avec le clavier rien qu’en glissant le doigt.
4.3.x Jelly Bean 24 juillet 2013 Support du Bluetooth SMART (en) basse consommation et ajout de la norme AVRCP (en) 1.3, gestion multi-utilisateur plus poussée, support d’OpenGL ES 3.0, nouvelle interface de l’appareil photo, mises à jour de sécurité et SlimPort (en).
4.4.x KitKat 31 octobre 2013 Consommation en ressource moins élevé nécessitant moins de RAM, nouvelles icônes plus soignées, la barre de statut est maintenant transparente sur certains menus et changera de couleur en fonction du contenu affiché, la barre en bas de l’écran est désormais translucide sur certains menus.
Différente version d’iOS d’Apple
Version Date de publication Version Date de publication
1.0 29-juin-07 4.0 21-juin-10
1.1 14-sept-07 4.1 08-sept-10
2.0 11-juil-08 4.2 22-nov-10
2.1 sept-08 4.3 09-mars-11
2.2 21-nov-08 5.0 12-oct-11
3.0 17-juin-09 5.1 07-mars-12
3.1 09-sept-09 6.0 19-sept-12
3.2 03-avr-10 6.1 28-janv-13
7.0 18-sept-13

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